dimanche 24 juin 2007

L'aube

(extraits)
Traqué par un mal solitaire,
L'assouvissement de l'ennui ,



Je m'enfoncerai dans la nuit Jusqu'à la pente du mystère ,Jusqu'à ce lac stérile et froid ,






Battu par la lueurs des phares Ou les revenants sont plus rares
Parce qu'ils sont pareils à moi. Le voici, le lac des corbeaux:
Il est désert et calme et lisse;



D'autres que moi peut-être glissent en même temps dans son tombeau



,Il s'en est fallu d'un sourire Que je ne crie aux tentateurs


De m'entraîner aux profondeurs Noyer l'ennui qui me déchire.





Qu'ils soient de l'ombre ou de la chair Ou bien du monde, que m'importe? Puisque les amitiés sont mortes Dans quel ineffable désert
...























Jésuitisme

Le chagrin qui me tue est ironique, et joint
Le sarcasme au supplice, et ne torture point
Franchement, mais picote avec un
faux sourire
Et transforme en spectacle amusant mon martyre,
Et, sur la bière où gît mon rêve mi-pourri,
Beugle un De profundis sur l'air du Tradéri.
C'est un Tartufe qui, tout en mettant des roses
Pompons sur les autels des Madones moroses,
Tout en faisant chanter à des enfants de choeur
Ces cantiques d'eau tiède où se baigne le coeur,
Tout en amidonnant ces guimpes amoureuses
Qui serpentent au coeur sacré des Bienheureuses,
Tout en disant à voix basse son chapelet,
Tout en passant la main sur son petit collet,
Tout en parlant avec componction de l'âme,
N'en médite pas moins ma ruine, l'infâme

Verlaine




La mer des solitudes
Audio
Envoyé par jocelyn_lemoine sur wat.tv






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